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Ce que le stress fait à notre corps
Le cœur qui s’accélère avant un rendez-vous important, tout le monde connaît. Le corps se prépare, et sur le moment il a raison.
Une réaction d’abord utile
Le stress est la réaction du corps face à une demande ou à un danger. Des hormones sont libérées, le cerveau devient plus vigilant, les muscles se tendent et le pouls monte.
Sur une courte durée, cette réaction rend service. Elle aide à éviter un danger ou à tenir un délai.
Le médecin Hans Selye l’a décrite en 1936, à partir d’expériences sur le rat.
Quand il s’installe
Les ennuis commencent lorsque le stress dure. Le corps reste alors en alerte, même sans danger.
D’après la bibliothèque médicale américaine MedlinePlus, cet état prolongé peut, avec le temps, peser sur la tension artérielle, le cœur, le poids, l’humeur ou la peau.
Une plaie qui cicatrise moins vite
Des chercheurs de l’université de l’Ohio ont voulu le mesurer. Ils ont fait la même petite plaie, de 3,5 millimètres, à 13 femmes qui s’occupaient chaque jour d’un proche malade et à 13 femmes du même âge qui n’avaient pas cette charge.
Chez les premières, la plaie a mis 49 jours à se refermer en moyenne, contre 39 chez les autres.
La même équipe a recommencé avec 11 étudiants en dentaire, une fois pendant les vacances et une fois trois jours avant un examen. Avant l’examen, la cicatrisation a pris trois jours de plus, soit 40 % de temps en plus. Aucun étudiant n’a cicatrisé aussi vite qu’en vacances.
Cinq minutes de respiration
On ne choisit pas toujours ses soucis. Par contre, on peut agir sur la façon dont le corps y répond.
En 2023, une équipe de l’université Stanford a comparé des exercices de respiration et de la méditation, pratiqués cinq minutes par jour pendant un mois. La respiration aux expirations longues a amélioré l’humeur davantage que la méditation, et le rythme de la respiration au repos a ralenti.
L’exercice est très simple. On inspire par le nez, on reprend une petite inspiration pour finir de remplir les poumons, puis on expire lentement par la bouche, plus longtemps qu’on n’a inspiré.
Pour aller plus loin
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Les informations de cet article ne remplacent pas l’avis de votre médecin. Si le stress vous pèse au quotidien, parlez-en avec lui.
Sources
Stress et santé, MedlinePlus : medlineplus.gov/ency/article/003211.htm
Selye, « A syndrome produced by diverse nocuous agents », Nature, 1936, réédité en 1998 : doi.org/10.1176/jnp.10.2.230a
Kiecolt-Glaser et coll., The Lancet, 1995 : doi.org/10.1016/s0140-6736(95)92899-5
Marucha et coll., Psychosomatic Medicine, 1998 : doi.org/10.1097/00006842-199805000-00025
Balban et coll., Cell Reports Medicine, 2023 : doi.org/10.1016/j.xcrm.2022.100895
